Virée à Saint Siméon

Direction Charlevoix… La mer, la montagne, une végétation luxuriante et des vues à couper le souffle. Un paysage simplement grandiose. Nous empruntons la route longeant la côte,  et découvrons virage après virage de petits villages nichés à flanc de montagne ou dans de petites anses paisibles. La marée est basse, les paysages réveillent en moi  de merveilleux souvenirs… Dans quelques minutes nous arriverons à  Saint Siméon, ou nous avons prévu de passer la nuit au Motel Bo Fleuve qui accepte notre petite EASY.

J’adore les motels improvisés sur les longues et belles routes du Québec. Nous sommes bien  loin des motels miteux des vieux films américains. Vue plongeante sur le Saint Laurent, visite de l’embarcadère et je remarque le visage légèrement crispé  de nos deux invitées qui découvrent le bateau que nous amènera au large.

9H00, nous sommes prêts. Easy  a eu l’autorisation exceptionnelle d’embarquer. Elle a son petit gilet de sauvetage et devient une vraie aventurière :-) .

Moment de pur plaisir (gâché, je l’avoue, par certains touristes bien trop bruyants).  Mais malgré tout pour rien au monde je n’échangerai ce moment magique, où mon regard se perd dans l’horizon brumeux du saint Laurent, où la fraîcheur du fleuve fouette mes joues !!! j’adore ces instants en mer.

Les consignes du capitaine sont claires, l’équipage se tient (dans l’ensemble) à carreaux. Si seulement quelque uns d’entre eux pouvaient tomber à la mer :-)

Premier frisson, lorsque nous apercevons une masse blanche sortir de l’eau. Les Bélugas sont au rendez vous. Quelle merveille !!!! Quelle poésie que de les voir ainsi tourner autour de notre embarcation. Qu’est ce que j’aurais aimé être dans un plus petit bateau, pour me rendre compte de leur beauté et de leur taille …. j’en aurais été morte de peur mais sûrement aussi énormément bouleversée.

 

Le Béluga est malheureusement lui aussi victime de l’industrialisation intensive. Autrefois décimé par la chasse commerciale, il est aujourd’hui menacé par les effets pervers de l’industrialisation. Ils étaient plus de 10.000 , aujourd’hui la population du Saint-Laurent ne serait composée que de 1.000 individus et aucun signe d’accroissement n’est mesuré. Les examens sur les carcasses des bélugas ont permis de mesurer une concentration très inquiétante de produits toxiques. Il est malheureusement fort probable que d’ici 20 ans les bélugas  aient disparu  définitivement du Saint Laurent.

 

 

 

 

 

 

 

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